L’Évêque Primat Michael Curry annonce la conclusion d’un Pacte pour le diocèse d’Haïti

[Le 24 avril 2017] Avec nos sincères remerciements à Dieu tout-puissant et une profonde gratitude pour les prières d’un si grand nombre de fidèles de toute l’Église, Michael B. Curry, l’Évêque Président et Primat de l’Église épiscopale, annonce un Pacte conclu entre l’Évêque d’Haïti, Mgr Jean Zaché Duracin, l’Évêque suffragant, Mgr Ogé Beauvoir, le Comité permanent et lui-même.

Le Pacte « vise à traiter et à résoudre un grand nombre de questions conflictuelles qui ont pesé sur le Diocèse », met fin à la pause sur les collectes de fonds de l’Église épiscopale et ouvre de nouvelles possibilités pour un avenir uni alors que le Diocèse se prépare à élire son prochain évêque diocésain en 2018.

Comme indiqué dans la lettre de l’Évêque Président aux parties (lettre partagée avec l’Église): « Le Pacte a entièrement réglé l’affaire du Titre III qui impliquait la relation entre Mgr Beauvoir et le Comité permanent du Diocèse. En outre, le Pacte, tout comme le Protocole d’accord [qui donne des directives aux partenariats de mission]… a entièrement réglé l’affaire du titre IV qui était en instance contre l’Évêque Duracin ».

L’Évêque Président célébrera la Sainte Eucharistie avec le clergé et les fidèles à Port-au-Prince le 23 mai. La liturgie comprendra la signature officielle du Pacte qui est maintenant en vigueur, ayant été signé par toutes les parties.

Dans sa lettre à Mgr Duracin, à Mgr Beauvoir et au Comité permanent, l’Évêque Président Curry a déclaré : « Ce Pacte vise à traiter et résoudre un grand nombre de questions conflictuelles qui ont pesé sur le Diocèse et ouvrir une voie à suivre saine et positive pour le Diocèse et la relation entre le Diocèse et l’ensemble de l’Église. Je suis reconnaissant à mes deux frères évêques ainsi qu’au Président et aux membres du Comité permanent pour leur volonté de parvenir à ce Pacte qui, je pense, sert la cause de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ en Haïti dans la poursuite de la reconstruction et du renouveau suite au tremblement de terre et alors que le Diocèse d’Haïti se prépare à élire son nouvel Évêque diocésain ».

Il a ajouté : « Je suis satisfait de ces mesures car elles reflètent un engagement de la part de toutes les parties en faveur d’un travail continu de guérison et de réconciliation. Ceci n’aurait pas été possible sans les prières constantes des fidèles épiscopaliens d’Haïti et de toute l’Église. Et je sais que nous continuerons tous à prier pour le peuple haïtien, le Diocèse d’Haïti et le ministère du Seigneur Jésus-Christ ressuscité en Haïti et dans tous les pays de l’Église épiscopale.

Le Pacte en anglais et en français figure ici

Voici la lettre intégrale de l’Évêque Président :

Lundi de Pâques

Le 17 avril 2017

Mes frères et sœurs dans le Christ,

En cette semaine sainte commémorant la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ, c’est avec sincère reconnaissance que je suis en mesure de partager avec vous la bonne nouvelle suivante. L’Évêque d’Haïti, l’Évêque suffragant d’Haïti, le Comité permanent du Diocèse d’Haïti et moi-même, votre Évêque Primat, avons conclu ensemble un Pacte.

Ce Pacte vise à traiter et résoudre un grand nombre de questions conflictuelles qui ont pesé sur le Diocèse et ouvrir une voie à suivre saine et positive pour le Diocèse et la relation entre le Diocèse et l’ensemble de l’Église. Je suis reconnaissant à mes deux frères évêques ainsi qu’au Président et aux membres du Comité permanent pour leur volonté de parvenir à ce Pacte qui, je pense, sert la cause de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ en Haïti dans la poursuite de la reconstruction et du renouveau suite au tremblement de terre et alors que le Diocèse d’Haïti se prépare à élire son nouvel Évêque diocésain.

Le Pacte a entièrement réglé l’affaire du Titre III qui impliquait la relation entre l’Évêque suffragant Beauvoir et le Comité permanent du Diocèse. En outre, le Pacte ainsi que le Protocole d’accord (tous deux ci-joints) convenus entre l’Évêque Duracin et moi-même l’année passée, et les conversations pastorales entre l’Évêque Duracin et moi-même, ont entièrement réglé l’affaire du Titre IV qui était en instance contre l’Évêque Duracin. Je suis satisfait de ces mesures car elles reflètent un engagement de la part de toutes les parties en faveur d’un travail continu de guérison et de réconciliation.

Permettez-moi de vous dire comment nous sommes parvenus à ce point. Comme je l’ai annoncé le 1er décembre 2016, j’ai nommé un panel de trois personnes (le rév. Stephen T. Ruelle, Évêque du Maine, le rév. P. Roger Bowen et Paul B. Nix, Jr., conseiller juridique interne de DFMS à New York) pour étudier la situation (voir http://episcopaldigitalnetwork.com/ens/2016/12/01/presiding-bishop-releases-letter-about-the-diocese-of-haiti/). À la suite d’entretiens minutieux et d’écoute des deux évêques, du Comité permanent et d’un groupe du clergé identifié par l’Évêque Beauvoir comme ayant des préoccupations majeures, le panel a indiqué dans son rapport ce qui suit :

Ils ont tout d’abord signalé que quasiment toutes les personnes impliquées étaient profondément blessées par les choses que d’autres avaient dites et leur douleur était réelle et profonde. Malgré tout, les relations au sein du clergé sont généralement considérées comme « fondamentalement saines » . Le clergé a connu de graves tensions mais il semble qu’il y ait une volonté, voire même un fort désir de la part de bon nombre de membres du clergé d’essayer de parvenir à un règlement entre eux. Les membres du clergé travaillent entre eux depuis longtemps et leur engagement envers le Diocèse était évident.  Il y avait un sens général que de bonnes relations au sein du clergé pouvaient être restaurées avec un travail courageux et prudent. Il y avait également un sens partagé qu’il y a une tâche beaucoup plus importante à accomplir dans le Diocèse à laquelle il n’était pas prêté attention du fait de l’énergie dépensée par les litiges en cours et il y avait un empressement à s’attaquer à cette tâche.

Par opposition aux relations au sein du clergé, il est apparu aux yeux du grand nombre que la rupture de la relation entre les deux évêques était irrécupérable, pour le moins en ce moment crucial. Il y avait des preuves d’un profond manque de confiance entre les évêques, manifesté en partie par les nombreux rapports de leur échange ouvert d’insultes. L’état de leurs relations avait donné lieu à beaucoup de tristesse, de frustration et de colère, non pas seulement entre les évêques mais également entre les membres du clergé, certains d’entre eux ayant une allégeance vis-à-vis d’un évêque ou de l’autre, qui ressentent que cette lutte entre les évêques a jeté une ombre malsaine sur le fonctionnement du Diocèse.

Enfin, chaque groupe du clergé a fait part de ses profondes inquiétudes concernant l’exercice du pouvoir de l’un ou l’autre des évêques que chaque groupe pense ne pas servir les meilleurs intérêts du diocèse. Il y avait certaines préoccupations que l’Évêque Beauvoir, avant de prendre son congé, avait exercé son rôle d’Évêque suffragant sans pleinement apprécier les limites des pouvoirs de sa charge si bien que ses actions sapaient le bon ordre de l’Église. D’un autre côté, il y avait des preuves que l’Évêque Duracin n’avait pas apporté son soutien à l’épiscopat suffragant de l’Évêque Beauvoir, sur le plan financier et autre. Il y avait également des inquiétudes concernant le fait que l’Évêque Duracin exerçait son pouvoir de transfert du clergé au sein du Diocèse d’une manière qui était largement perçue comme récompensant ou punissant de façon indue ceux qui avaient ses faveurs ou ceux qui ne les avaient pas. Il y avait également une crainte que le processus à venir de l’élection d’un successeur à l’Évêque Duracin allait manquer d’intégrité en excluant les voix du clergé qui n’étaient pas en tous points alignées avec l’Évêque Duracin.

À la lumière de cette situation compliquée et navrante et avec toutes les meilleures espérances et prières en faveur d’une solution positive et tournée vers l’avenir pour la santé du Diocèse d’Haïti, j’ai proposé de conclure un Pacte entre l’Évêque Duracin, l’Évêque Beauvoir, le Comité permanent du Diocèse et moi-même. J’avais espoir que ce Pacte allait servir de base pour résoudre les procédures du Titre III et du Titre IV alors en instance et engager le Diocèse sur une voie saine pour l’élection épiscopale prochaine.

Après de profondes conversations et négociations, nous sommes maintenant parvenus à un Pacte avec lequel toutes les parties sont à l’aise et qui a à présent été signé par tout un chacun. Le texte du Pacte figure ci-après, tout comme le texte du Protocole d’accord qui offre un modèle pour nos partenariats caractérisé par l’égalité dans la prise de décision et la relation, par la transparence financière, par la responsabilité et la mutualité dans la mission, que ce soit en Haïti ou ailleurs dans l’Église épiscopale et au-delà. Grâce au Pacte et au Protocole d’accord à présent convenus et en place, la pause que j’avais placée sur la collecte de fonds pour Haïti est levée.

En dernier point, nous sommes convenus et avons signé le Pacte mais nous allons tous nous rassembler pour la signature liturgique officielle du Pacte dans le contexte de la Célébration de la Sainte Eucharistie le mardi 23 mai 2017 à 10h00 au Séminaire théologique épiscopal de Port-au-Prince en Haïti.

Je suis véritablement reconnaissant envers l’Évêque Duracin et l’Évêque Beauvoir, le clergé et les leaders laïcs du Diocèse d’Haïti et envers vous tous dans l’Église épiscopale qui avez prié et œuvré pour ce moment.

Que les bénédictions de notre Seigneur Jésus crucifié et ressuscité soient avec nous tous alors que nous avançons ensemble pour proclamer la Bonne Nouvelle dans le nouvel avenir de Dieu.

Votre frère,

+Michael

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