À Washington, les épiscopaliens rejoignent les « Nations amérindiennes » pour manifester contre l’oléoduc

Des centaines voire des milliers de personnes ont envahi les rues de Washington pour la manifestation et le rassemblement Native Nations Rise du 10 mars. Photo : Mary Frances Schjonberg/Episcopal News Service

[Episcopal News Service – Washington DC] Les épiscopaliens et d’autres croyants ont défilé sous une pluie froide ici le 10 mars dans le cadre de la manifestation et du rassemblement « Native Nations Rise », suivant un schéma traditionnel de prière suivie d’action.

Michael Smith, l’Évêque du Dakota du Nord, a commencé par un service religieux de près de deux heures le 9 mars, veille de la marche, à la Cathédrale nationale de Washington, illustrant ce schéma. « Pour les croyants, œuvrer pour la justice englobe à la fois la prière et l’action. Nous prions puis nous agissons, puis nous prions encore et nous agissons, puis nous prions encore et nous agissons, jusqu’à ce que Dieu Créateur qui a créé tout ce qui existe, accomplisse ce pour quoi nous œuvrons », explique Michael Smith, membre de la Nation Potawatomi d’Oklahoma. « Ce soir nous prions, demain nous agissons ».

Le lendemain, la révérende Phyllis Manoogian, diacre et missionnaire du Diocèse de Californie au Guatemala, portait un poncho orange vif pour se protéger de la pluie glaciale qui tombait alors que la marche s’écartait du quartier général de l’Army Corps of Engineers des États-Unis. Elle avait fait le voyage à Washington depuis le village rural proche d’Antigua où elle enseigne aux femmes autochtones et à leurs enfants, dit-elle, parce qu’être là avec la Nation Sioux de Standing Rock est la réponse à l’appel du mouvement de Jésus.

« Je pense que l’Église épiscopale a été à la traîne sur de nombreuses questions sociales et je crois qu’il est important pour nous d’intensifier nos efforts et d’être des leaders et non pas des suiveurs », déclare-t-elle alors que les manifestants tournent le coin de la rue près du siège du FBI et continuent jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent devant le nouvel hôtel Trump International. « Cela fait partie de l’éthique chrétienne de s’occuper des autres, d’être de bons intendants de la Terre et d’aimer notre prochain ».

La marche et le rassemblement ont attiré des centaines de personnes d’Arizona, du Nouveau-Mexique, d’Illinois et de New York ainsi que des deux États du Dakota. Tandis que les manifestants amérindiens et leurs alliés marchaient dans le centre ville de Washington, l’entreprise Energy Transfer Partners était de nouveau au travail dans le Dakota du Nord. Confortée par une décision favorable du tribunal le 7 mars, l’entreprise prévoit de commencer à pomper du pétrole la semaine prochaine sur le dernier tronçon des 1 885 km de l’oléoduc de 76 cm de diamètre. Elle a récemment creusé ce tronçon sous la partie du lac Oahe du fleuve Missouri à 1 500 mètres  de la réserve de Standing Rock.

Un large contingent épiscopal a rejoint la marche de Washington. Des laïcs, des prêtres et des séminaristes du Virginia Theological Seminary proche portaient des pancartes et scandaient des slogans proclamant qu’ils soutenaient Standing Rock et que les enfants ne peuvent pas boire de pétrole.

Article complet en anglais.

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